Dans la salle à manger et le magasin de la compagnie
Dans un environnement tellement bruyant où les gens travaillaient à un rythme effréné, les repas dans la salle à manger et les pauses au magasin de la compagnie offraient des occasions naturelles de socialiser avec les amis et d’autres ouvriers de conserverie. Elsie Jacobs, ancienne ouvrière de conserverie, se rappelle : « On partageait une grande salle à manger et tout le reste…Ensuite j’rencontrais Velma et les femmes autochtones et Nancy qui venait de l’Inde et….quelques autres et on se mêlait. On se mêlait bien, hein…On parlait différentes langues et la plupart des Japonais ne se mêlaient pas. »
Brian Jong, ouvrier de conserverie sino-canadien, raconte : « Nous, les travailleurs de quai, bien on n’a pas notre propre salle à manger. Nous ne nous asseyons donc pas ensemble et quand nous avions une salle à manger, ici chez Imperial, c’est agréable quand toute l’équipe vient prendre un café, luncher et parler. Y’a plus de camaraderie, on travaille mieux ensemble. T’as pas besoin de dire quoi que ce soit. Quand t’as besoin d’aide, ton ami, il t’aide, tu sais. Y’a donc beaucoup de gestes discrets. »