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Dans leurs mots: L'histoire de BC Packers
A Des dizaines de femmes de toutes origines ethniques travaillaient côte à côte, lavant le saumon
Des dizaines de femmes de toutes origines ethniques travaillaient côte à côte, lavant le saumon. Conserverie Imperial, années 1960.
Archives de la ville de Richmond 1985 4 2313
Des dizaines de femmes de toutes origines ethniques travaillaient côte à côte, lavant le saumon Des dizaines de femmes lavant des centaines de saumons à la conserverie Imperial dans les années 1970 Des femmes rient en nettoyant le saumon à la conserverie Imperial Gros plan d’une Japonaise canadienne lavant le saumon à la conserverie Imperial

Nettoyage du saumon

Les préposées à la table de nettoyage, étaient expertes. Chacune lavait et nettoyait soigneusement des centaines de saumons pendant chaque quart de travail. Tout comme l’équipe de la dépeceuse, ces femmes se protégeaient du sang et des viscères en portant des tabliers, des gants, des filets à cheveux, des foulards colorés et des bottes de caoutchouc.

Travaillant l’une en face de l’autre des deux côtés de longues tables, elles voyaient venir sur un convoyeur un flot incessant de saumons dépecés. Elles vérifiaient soigneusement chaque saumon dépecé, raclant et lavant les restes de mucus et de sang. À peine avaient-elles lavé un saumon qu’un autre arrivait! Le travail était constant et rapide.

Pat Campo de la Première nation Sto:lo parle de l’uniforme qu’elle portrait pour laver le saumon dans les années 1940

« Quand je pense à la conserverie, je pense automatiquement à la senteur du poisson. C’est la première chose! Comme vous savez, même si tu retournais à la maison et prenais une douche et te lavais les cheveux, ça sentait encore. T’es assise là et hmmm…du poisson! Les vêtements que tu portais à la conserverie étaient les vêtements que tu portais à la conserverie; tu ne les portais pas en société, rien comme ça. C’était strictement les vêtements de travail. La plupart des conserveries te fournissaient un uniforme, mais fallait quand même porter quelque chose sous l’uniforme, tu ne portais pas seulement l’uniforme. ..Et tu portais toujours des bottes de caoutchouc, même en été parce qu’il y avait beaucoup d’eau partout…C’était toujours trempe à la conserverie. Trempe et puant… Tu portais un tablier de caoutchouc. Et fallait toujours porter un chapeau quelconque. Y’aimaient pas les cheveux dénoués. Y’fallait porter quelque chose pour retenir les cheveux. »

Elsie Jacobs avait 16 ans au milieu des années 1950 quand elle a commencé à laver le poisson dans les conserveries de Steveston. Elle explique comment elle a accumulé de l’ancienneté au fil des années:

« J’ai commencé par laver le poisson; qui tu étais n’était pas important, t’arrivais et tu lavais le poisson. Je l’ai fait pas mal longtemps avant de me retrouver à une chaîne de mise en conserve et ensuite en haut, dans la salle de filetage et dans le fumoir. Donc tu travaillais partout dans l’usine et t’accumulais un peu d’ancienneté…Y’avait beaucoup de gens, beaucoup de gens quand j’ai commencé. Je pense que j’ai lavé le poisson pendant 3 ou 4 ans pour accumuler de l’ancienneté et ensuite je suis passée à la chaîne. T’avais bien moins froid aux mains. J’ai passé beaucoup de temps sur la chaîne. »

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