flag
Dans leurs mots: L'histoire de BC Packers
Un pêcheur harponnant le saumon à bord du bateau
Un pêcheur harponnant le saumon à bord du bateau. Namu. Circa 1960.
Archives de la ville de Richmond 1985 4 274
Un pêcheur tenant un gros saumon pris aux filets maillants Un pêcheur harponnant le saumon à bord du bateau

La pêche….dans leurs mots

« Dans l’ancien temps, on n’avait pas de baromètre, rien; on pressentait la température. Un pêcheur avait les sens d’un pêcheur. Mais fallait aimer le travail pour le faire. Après tout, c’est la seule planche de cèdre entre vous et l’enfer. »
Unosuke Sakamoto dans Steveston Recollected.

« Il faut être entreprenant, indépendant, innovateur, un travailleur acharné et robuste d’esprit. »
Vince Fiamengo, Reubina extrait de Westcoast Fisherman (August 1996).

« À mesure qu’avançait la saison, nous remontions le fleuve à la suite du saumon. C’est là que commençait le vrai travail alors que nous pêchions dans les eaux de marées fortes, peu profondes et infestées de roches, de, barres sableuses, de branches et de troncs d’arbres submergés Pour atteindre une position avantageuse et faire un seul trait, il fallait toujours lutter contre la marée à l’aide de rames de neuf pieds. J’entends encore ce Japonais m’encourager en criant : « ‘Viens t’en, garçon blanc, t’es fort, tire fort, tire encore plus, t’es un gars très fort.’ J’avais treize ans et c’était ma première année de travail comme véritable pêcheur. »
Walter Wicks dans Memories of the Skeena.

« B.C. Packers, ils veulent pas me perdre. Je taquinais ces deux contremaîtres qui construisaient la nouvelle conserverie à Oceanside. J’ai dit : ‘J’imagine que vous n’avez plus besoin de grands pêcheursY’a plein de places sur l’eau où je peux vendre mon poisson maintenant.’ ‘Non, non, ils ont répondu, nous allons vous construire votre propre chaîne (de mise en conserve) dans la nouvelle conserverie.’ »
Maurice Nyce, pêcheur aux filets maillants dans Skeena: A River Remembered.

« En ce temps-là, y’avait cinq hommes à bord du bateau et nous pêchions partout…On travaillait dur. Il fallait tirer à la main. Juste le câble de serrage, c’est le seul que nous tirions à l’aide du treuil.. Je travaillais aussi. Le maître à bord ne peut tout simplement pas se planter là et regarder. Faut dire que c’est plaisant quand on a un bon équipage. Tout marche bien. »
Herbert Ridley, senneur dans Skeena: A River Remembered.

« J’savais vraiment pas dans quoi je m’embarquais…J’avais imaginé une canne à pêche à l’arrière du bateau pour une couple d’heures par jour. La réalité c’était 20 heures par jour, 12 jours de suite. Je peux pas m’empêcher de rire quand les gens se plaignent de travailler de 9 à 5. »
Kariann Kiehl, Deep Sea, Pacific Ray et Ocean Roamer dans Saltwater Women at Work.

« Y’a rien de facile avec le flétan. Tout est difficile. ..Je n’ai jamais dit que je n’irai plus jamais pêcher, mais j’ai souvent dit que j’aimerais ne plus jamais pêcher le flétan. »
John Newton, Dovre B dans Working the Tides

« Le mal de mer, c’est terrible...Quand les gens me demandent si je me souviens du premier poisson que j’ai pris, je réponds : ‘Non. Je me souviens que j’essayais de ne pas vomir.’ »
Lynn Prestash, Relief et Flika dans Saltwater Women at Work.

« La pêche, c’était vraiment excitant dans ce temps-là parce qu’il y avait toi et le poisson. C’était juste avant l’arrivée du radar. On trouvait donc du poisson qu’on pouvait cacher au reste de la flotte. Dans ce temps-là on pouvait faire quelque chose. Maintenant Pêches et Océans nous rassemble dans un secteur comme un troupeau de moutons et t’essaie de faire de ton mieux dans les circonstances. Mais c’est comme ça que la pêche a évolué. Avant c’était bien excitant. On allait là où allait le bateau. »
John Brajcich extrait de The Westcoast Fisherman (December 1990).

« J’pense que les plus grands changements que j’ai vus dans l’industrie sont l’hydraulique, le nylon et l’électronique. Ils ont beaucoup affecté la pêche. On n’attrape plus la quantité de poissons qu’on avait l’habitude de prendre parce que maintenant on s’intéresse à la qualité. C’est incroyable la quantité de poissons qu’on prenait avant et le peu de gens qui travaillaient. Les petits revenus qu’on en tirait. Y’a plus d’emplois maintenant avec de plus petites prises. »
John Brajcich, extrait de The Westcoast Fisherman (December 1990).

« Dans ce métier, il faut avoir beaucoup de patience. C’est là que je réussis quand les gros bateaux ne peuvent pas. Il leur faut beaucoup produire pour payer leurs dépenses. Je peux continuer à gratter et réussir. Repasser quelques fois, prendre une autre dizaine de saumons cohos et une couple de quinnats, c’est au moins quelque chose. »
Gubby Gudbransen, Seabird IV dans Working the Tides.

« Si les problèmes financiers vont t’empêcher de dormir la nuit et gâcher le plaisir de faire la pêche, peut-être que t’es pas fait pour être propriétaire de bateau de pêche. La pêche c’est avant tout une entreprise. »
Kit Fowler, Debbie, Dora Mae II et Sundance II dans Saltwater Women at Work.

Retour

clover leaf