L’importance des ouvriers chinois pour les premières
conserveries de saumon sur le fleuve Fraser River.
Les équipes
d’hommes chinois fabriquaient toutes les boîtes dont avait
besoin chaque conserverie. Elles déchargeaient le saumon, le dépeçaient
et le coupaient à la dimension des boîtes. Ensuite, elles
faisaient cuire, vérifiaient, laquaient
et étiquetaient les boîtes avant de les mettre en caisses.
Chaque conserverie avait une équipe chinoise de 70 à 200
hommes. Tout leur travail s’effectuait en vertu d’un système
contractuel chinois.
Les entrepreneurs chinois, appelés patrons chinois, recrutaient les équipes de travailleurs de conserverie. Ils embauchaient le contremaître chinois qui surveillait le travail des équipes aux conserveries. Le contremaître se chargeait de nourrir, de vêtir, de superviser et de discipliner chaque membre d’une équipe. Il préparait aussi les horaires et servait d’interprète. En retour, il touchait un salaire proportionnel au nombre de saumons mis en conserve pendant l’année. Chaque membre d’équipe touchait son salaire à la fin de la saison, moins les coûts de logement et de repas.
La mécanisation a lentement réduit le nombre de travailleurs
chinois dont avaient besoin les conserveries de Steveston. Dans les années
1920, les dépeceuses
automatiques et les machines à fabriquer les boîtes de
conserve avaient en grande partie remplacé les équipes chinoises.
En 1950, les travailleurs chinois de conserverie s’étaient
syndiqués
et le système contractuel chinois avait disparu. Les femmes et
les hommes sino-canadiens ont continué à former une grande
partie de la main-d’œuvre des conserveries de Steveston jusqu’à
la fermeture de la dernière en 1996.
retour