Les travailleurs indo-canadiens se sont vite heurtés aux préjugés raciaux dans un Canada imprégné d’un sentiment antiasiatique. Les hommes indo-canadiens étaient considérés comme des sujets britanniques, mais la loi canadienne ne leur reconnaissait pas ce statut. Au début des années 1900, le Canada avait une politique d’immigration discriminatoire. Les hommes indo-canadiens ont perdu le droit de vote et il leur était interdit d’amener leur épouse au Canada jusqu’en 1919. En dépit de ce climat hostile, quelque 5 000 hommes sont arrivés au Canada de 1904 à 1908. En 1911, seuls trois des quelque 2 200 Indo-Canadiens en Colombie-Britannique étaient des femmes.
Le gouvernement a fini par instituer des quotas pour restreindre l’immigration indienne au Canada. Jusqu’en 1957, le Canada n’acceptait que 100 immigrants indiens par année dans le but de demeurer un pays d’origine essentiellement européenne.
Les pionniers sikhs de la Colombie-Britannique ont travaillé fort pour établir des droits et libertés au Canada. Leurs efforts ont aidé leur communauté à faire partie intégrante de la société canadienne. L’industrie moderne de traitement du poisson de la Colombie-Britannique reflète la société dans son ensemble et les Indo-Canadiens y sont bien représentés depuis les années 1970. De nombreux hommes et femmes indo-canadiens ont travaillé dans les conserveries de B.C. Packers à Prince Rupert et à Steveston jusqu’à la vente de la compagnie en 1999.