Les pêcheurs aux filets maillants canadiens japonais ont vite recommencé à pêcher et leurs femmes ont repris le travail dans les conserveries. En 1951, quelque 250 familles canadiennes japonaises avaient regagné Steveston. La ville était devenue une collectivité européenne pendant la guerre. À leur retour, de nombreux Canadiens japonais ont fait face à encore plus de racisme.
Comme se rappelle un pêcheur canadien japonais, Unosuke Sakamoto:
« La première année, la conserverie nous a fourni des bateaux, mais c’était des bateaux tellement pourris et délabrés qu’ils ne valaient rien. C’est tout ce qu’ils étaient et il a fallu les réparer. L’année d’après, on a vendu tous les bateaux délabrés pour en acheter de nouveaux. Les conserveries coopéraient totalement cette fois-ci et nous ont prêté tout l’argent que nous voulions. »
Il raconte aussi:
« Quand nous sommes revenus, nous nous sommes aperçus
que si nos bateaux n’étaient pas surveillés, notre
matériel disparaissait tout de suite. »
Quelques familles ont loué des maisons
des conserveries. De nombreuses autres familles ont acheté
un terrain dans les environs de Steveston pour s’y construire une
nouvelle maison. Dans les années 1970, de nombreux pêcheurs
et ouvriers de conserverie canadiens japonais qui étaient revenus
à Steveston après la guerre ont commencé à
se retirer. La plupart de leurs enfants ont grandi à une époque
qui leur offrait plus de possibilités. Contrairement à leurs
parents, peu d’entre eux ont choisi de travailler dans l’industrie
de la pêche et de la mise en conserve.
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